Posté le: 09 Mai 2008 14:03 Sujet du message: Déperdition de chaleur dans une piscine
Concernant les blocs poly, voici le mail que j'ai reçu à propos de la "déperdition" de chaleur dans une piscine et sur l'avantage des blocs à bancher en poly.
La personne semble très au courant et contrairement donc à une idée répandue, la déperdition ne se fait pas uniquement par le dessus (niveau d'eau) mais aussi par les parois.
Je vais l'intégrer bientôt dans mon site.
Merci donc à Christophe Gaillard pour ces informations très intéressantes !
Texte envoyé :
Bonjour,
encore un site très interressant, merci à vous.
Je venais éclairer votre lanterne sur les capacités d'isolation du polystyrène.
Contrairement à ce que vous pensez, les déperditions (d'une piscine comme d'un bâtiment) ne se font pas à la verticale mais par toutes les surfaces de contact.
Elles ne dépendent que de la différence de température entre les deux matériaux et du coefficient de conductivité thermique. Comme elles sont calculés au mètre carré, plus il y a de surface de contact plus la déperdition est importante bien sur.
Par conséquent, la piscine perd de la température par le haut, par les côté mais aussi par le bas.
Le coefficient de conductivité thermique de l'air est très faible les déperditions ne sont donc significative que quand la différence de température est élevée mais également en fonction de l'humidité de l'air. (plus l'air est humide plus son coef augmente,mais bon, ça double pas non plus hein ...) D'où le grand interet d'une simple bache à bulle (d'air).
En ce qui concerne le sol et les murs. Le sol de remblaiement est un paramètre important :
remblai de sable drainé : pas d'eau et beaucoup d'air entre les grains : coefficient de conductivité faible (mais beaucoup plus élevé que celui de l'air), et en plus on a le phénomène d'inertie thermique du sol. En effet, l'eau réchauffe le mur puis le sable mais la terre qui est autour refroidit en permanence le sable. Donc, ici le sable sert de couche d'isolation mais n'empèche pas la piscine de se refroidir, car même en cas de très fortes chaleurs, à 1 m de profondeur, la terre n'est jamais à 30° (plutôt 15-20 voire moins !)
Si on a, comme souvent, un remblai direct avec la terre de déblai, les déperditions de la piscines sont encore beaucoup plus importantes
Si on synthétise tout ce qui a été dit plus haut, on se rend compte que la piscine la plus isolée est en fait celle qui est construite en.... parpaings creux : vive l'air.
Après c'est une question de vitesse et de facilité de construction. Donc à mon avis, même si les différences d'isolation existent bel et bien, je ne pense pas que ce soit important pour nous, sauf dans le cas d'une piscine chauffée (ou dans des pays froids...)
Quelques coef lambda : en W/m .°C Plus le lambda est faible plus le matériau est isolant.
Parpains creux : 0.795
Parpaings pleins : 1.150
Polystyrène expansé extrudé 0.029 (attention, il s'agit que du polystyrène pas d'un mur en béton banché avec des agglos de poly)
Air sec non ventilé (uniquement dans les doubles vitrage) : 0.023
Laine de verre : 0.041
Béton armé : 1.750 !
EN bref : c'est bien par les parois qu'on perd le plus.
Posté le: 09 Mai 2008 22:05 Sujet du message: admin
bonsoir.
personnellement je n'ai aucune compétence en matière technique de bilan thermique, mes informations découlent d'un bilan thermique fait par la société psa zodiac spécialiste dans ce domaine , qui sont en contradictions avec ceux de Christophe Gaillard, mon intervention n'a pas pour but de polémiquer, mais de comprendre.
voici le bilan thermique d'une piscine béton dans la région Anjou.
cette étude tient compte de nombreux critères d'utilisation et implantation de la piscine
1: surface et volume d'eau de la piscine.
2: piscine enterrée ou hos-sol.
3: piscine à débordement ou classique.
4: piscine familiale ou collective.
5: température souhaitée de l'eau.
6; période d'utilisation.
7; équipée ou non d'une couverture thermique.
8: zone climatique.
9: temps journalier de filtration.
10: exposition au vent, faible, moyenne ou forte.
11: altitude.
l'ensemble de ces critères permettra d'établir un bilan thermique en intégrant les gains et les pertes, en KWh/j/m2, pour cette installation.
le bilan thermique d'un plan d'eau extérieur.
piscine extérieure..........gains...........pertes.
apport solaire........... = + 5,36.
évaporation ................................... - 6.37.
convection .......................................- 1.81.
rayonnement.....................................- 1.78.
parois bassin.....................................- 0.03.
apport eau neuve..............................- 0.70.
total................................+ 5.36...........10.69.
besoin journalier: 10.69- 5.36 soit 5.33Kw/j/m2.
grâce à cet exemple, on peut remarquer que l'évaporation de l'eau représente les pertes les plus importantes(60%), les pertes par les parois sont négligeables et les apports solaire jouent un grand rôle puisqu'ils compensent à eux seul 50% des pertes thermiques , d'où l'importance du lieu d'implantation de la piscine.
je me répète il n'y a aucune polémique de ma part, comment expliquer c'est différences d'une étude à l'autre....... ?.
salutations
Auteur
Message
ARP
Inscrit le: 15 Mai 2008 Messages: 9 Localisation: Rhone
Posté le: 15 Mai 2008 18:47 Sujet du message: Re: admin
Je confirme l'analyse de Zodiac en y ajoutant le facteur du vent qui a une très grande importance puisque supérieure à celle du soleil.
En effet, sous l'effet du vent, l'eau bouge et mouille les hauts de parois et l'évaporation est accentuée.
Dans les régions ventées, on peut perdre jusqu'a 1 cm d'eau par jour, d'ou l'intérêt d'avoir une couverture.
Bien à vous tous
ARP- accessoires-robots-piscines
Eau douce a écrit:
bonsoir.
personnellement je n'ai aucune compétence en matière technique de bilan thermique, mes informations découlent d'un bilan thermique fait par la société psa zodiac spécialiste dans ce domaine , qui sont en contradictions avec ceux de Christophe Gaillard, mon intervention n'a pas pour but de polémiquer, mais de comprendre.
voici le bilan thermique d'une piscine béton dans la région Anjou.
cette étude tient compte de nombreux critères d'utilisation et implantation de la piscine
1: surface et volume d'eau de la piscine.
2: piscine enterrée ou hos-sol.
3: piscine à débordement ou classique.
4: piscine familiale ou collective.
5: température souhaitée de l'eau.
6; période d'utilisation.
7; équipée ou non d'une couverture thermique.
8: zone climatique.
9: temps journalier de filtration.
10: exposition au vent, faible, moyenne ou forte.
11: altitude.
l'ensemble de ces critères permettra d'établir un bilan thermique en intégrant les gains et les pertes, en KWh/j/m2, pour cette installation.
le bilan thermique d'un plan d'eau extérieur.
piscine extérieure..........gains...........pertes.
apport solaire........... = + 5,36.
évaporation ................................... - 6.37.
convection .......................................- 1.81.
rayonnement.....................................- 1.78.
parois bassin.....................................- 0.03.
apport eau neuve..............................- 0.70.
total................................+ 5.36...........10.69.
besoin journalier: 10.69- 5.36 soit 5.33Kw/j/m2.
grâce à cet exemple, on peut remarquer que l'évaporation de l'eau représente les pertes les plus importantes(60%), les pertes par les parois sont négligeables et les apports solaire jouent un grand rôle puisqu'ils compensent à eux seul 50% des pertes thermiques , d'où l'importance du lieu d'implantation de la piscine.
je me répète il n'y a aucune polémique de ma part, comment expliquer c'est différences d'une étude à l'autre....... ?.
salutations
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